Quoi de mieux pour l’audience du podcast qu’une pandémie me direz vous ? Perso, moi, je ne suis pas de cet avis… Pendant ces deux années et quelques de confinements et de couvre-feu, il m’a fallu aller à la rencontre de plein de gens, écouter de la musique et m’éloigner du langage verbal…
C’est pourquoi j’ai rejoint et monté le collectif Azimuts, association d’action culturelle et de production audiovisuelle pour tous.te.s et par tout le monde. Nous avons monté de nombreux ateliers à destination de publics jeunes, des adultes et des enfants pour faire ensemble. J’ai aussi créé le documentaire sonore et intime « Reste » avec la complicité des merveilleuses personnes du collectif Transmission à Aubervilliers. Cette année a donc été riche en échanges de points de vue, d’esthétiques, d’expériences et de savoir-faires. J’ai même écris un article avec la passionnante et engagée association de recherche action Modus operandi ! A sortir très bientôt je vous tiens au courant…

Ce fût aussi une année pleine d’incertitudes (comme d’hab me direz-vous) : montage et sortie de Reste, écoutes collective, mixage avec la talentueuse Angelica Espinosa et dj set en back to back avec la musicienne Emilie Rougier au festival Ecoute(s). On a même terminé le bal en jouant « time of my life » de Dirty Dancing et fait un porté final ! Le rêve !
Aujourd’hui, je suis pré-sélectionnée pour concourir aux grandes ondes du festival Longueur d’ondes, en concurrence avec des productions de grands studios et de Radio France ! Alors je me félicite car il faut savoir savourer les victoires, surtout dans les moments de doutes et de craintes…

Ce fût aussi une année riche où mes parents m’ont transmis leurs histoire pour ce documentaire que je chérie autant que ma famille. Et je leur en remercie. J’ai beaucoup appris sur moi, sur l’histoire de mes parents, sur ma culture maternelle qui est si peu connue et reconnue par mon pays natal.
Je terminerai cet article qui inaugure la renaissance de ce site par cette pensée : j’ai envie de partager à toutes les personnes qui n’osent pas encore dire « je » dans leur récits et qui redoute de se mettre en avant : il n’y en a pas assez ! Ne vous faites pas intimider par tous ces « sachants », ces personnes qui vous disent en avoir marre des récits à la première personne. Car l’intime est politique, qu’on le veuille ou non. L’existence des personnes en dehors des normes et des cases ont un quotidien qui fait de leur existence une lutte permanente pour se faire une place au sein des institutions, des médias, du milieu professionnel et de la société en général… Il faut faire entendre les voix et les histoires des personnes minorisées. Surtout lorsqu’on vient d’une classe populaire, d’une autre culture, qu’on est moche, gros, handicapé, NB, célibataire et asexuel.le, trans… Alors, créons ces espaces d’écoutes et ne restons pas crispés.
Sur ce, on se jette à l’eau?