5 novembre 2020 : journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire

Pas mal de choses se profilent à la première semaine de novembre pour moi. En effet, je sors de ma zone d’enregistrement habituelle pour aller à Bourgoin-Jallieu recueillir le témoignage de Timothé et je prend mon ticket de train direction région parisienne au lycée Galilée de Gennevillier dans le 92, pour faire écouter Bullied, le podcast sur le harcèlement scolaire qui fait bouger les marges.

Bullied avec Timothé Nadim : un épisode spécial lutte

Timothé petites lunettes rondes, cheveux mi-long et pull de noël m’accueille chez lui à Bourgoin Jallieu pour enregistrer Bullied. Ce n’est pas sans joie que je renontre souriant et généreux, l’invité de ce chapitre spécial. Timothé Nadim est un drôle d’oiseau et le génial créateur d’un futur réseau social qui aidera les élèves subissant du harcèlement à l’école à rencontrer d’autres personnes victimes de harcèlement scolaire pour les sortir de l’isolement. Il est primordial selon lui d’agir sur cela pour libérer la parole, pouvoir discuter avec des pairs mais aussi des professionnels qui pourront accompagner des jeunes en souffrance.

timothé nadim harcelement scolaire podcast
Timothé fait partie des 100 personnalités en 2020 que Brut a voulu mettre en avant pour changer le monde

Si ce fléau du harcèlement scolaire touche un élève sur dix, ce n’est pas pour rien que Timothé en a fait son combat. C’est presque la raison de vivre de cet homme de 23 ans qui veut absolument faire tout son possible pour que d’autres gamins n’endurent plus ce qu’il a vécu. Lui, comme de nombreux ados ou même enfants, a voulu mettre fin à ses jours du fait des violences quotidiennes qu’on lui infligeait au collège. Il parle de la solitude et des amitiés qu’il a vécu et nous partage à demi-mots son expérience difficile à avouer encore aujourd’hui.. Des parents étant très peu enclin à prendre au sérieux ce qu’il vivait à l’époque, il retrouve aujourd’hui une vie plus apaisée.

Retrouve l’épisode et toutes les applis mobiles, Spotify et deezer à partir du 6 novembre.

Sensibilisation sur le harcèlement scolaire avec Laissez parler les gens

Il y a quelques temps j’ai rencontré l’association « Laissez parler les gens ». Un beau projet porté par Yann Elliam et Gaëlle Akhanny qui interviennent en milieu scolaire à travers la vidéo principalement, pour donner la parole aux lycéen.ne.s sur des sujets tels que la stigmatisation des banlieues, le racisme ordinaire, l’homophobie, le sexisme. Ils ont d’ailleurs remporté le concours « Non au harcèlement » du meilleur film Lycée de l’académie de Versailles et finalistes au niveau national en 2020 !!!

prix concours non au harcèlement scolaire

Ce fut un véritable coup de cœur réciproque et nous avons décidé de mener des actions ensemble par le futur. C’est ainsi que notre première collaboration s’est faite symbolique pendant la semaine de lutte contre le harcèlement scolaire le 5 novembre au lycée Galilée à Gennevilliers (92). Pour sensibiliser les élèves aux discriminations et aux violences qui en découlent, une soixantaine d’ambassadrices et ambassadeurs contre le harcèlement scolaire nous ont fait l’honneur de témoigner, écrire des mots de soutien aux victimes pour les encourager à parler, à ne pas se renfermer, d’autres se sont excusés au micro de Bullied pour leur comportements passés.

Ainsi, lors de cette journée très spéciale, on pouvait lire sur les portes, poteaux, murs et vitre de l’établissement des nombreux messages dédiés à la cause. A ne pas oublier le numéro vert 3020 qui est un numéro à appeler en cas de harcèlement scolaire pour pouvoir vider son sac et être écouté de manière anonyme.

De nombreuses jeunes femmes et jeunes hommes m’ont touché. Ils étaient très intéressés et avaient envie d’agir pour que les moqueries cessent à l’école et au collège, là où la différence est bien plus souvent pointée du doigt.

écoute bullied au lycée galilée à genevillier avec dire-son
Stand d’écoute du podcast Bullied au lycée Galilée

J’ai ressenti beaucoup de solidarité et de bienveillance au sein de ces lycéens curieux et généreux. Qui a dit que les nouvelles générations étaient individualistes ?

J’ai vraiment confiance à présent en ces jeunes qui veulent faire changer les mentalités pour plus de tolérance envers les personnes lgbt+, pour un environnement plus respectueux envers la faune et la flore. J’ai pu détecté une réelle prise de conscience du bullying du moins chez les suiveurs et suiveuses qui n’avaient pas vraiment compris l’ampleur de leur comportement nocif auprès des personnes dénigrées.

Cette journée et cette semaine ont été pleine de richesse sur le plan moral en ces temps de covid19. Merci beaucoup à Yann et Gaëlle mais aussi au personnel du lycée et notamment Tiphaine Durand qui a mobilisé tant de jeunes autour de cette cause.

Si tu souhaites faire connaître le podcast Bullied pour un monde un tout petit peu plus meilleur mets 5 étoile sur Itunes/Apple podcast pour aider à remonter le référencement de Bullied et pourquoi pas nous partager ton avis ou ton expérience là-dessus? Merci pour ton attention en tout cas, c’est très précieux !

Quand le podcast drague les (parents d) ados…

Entre saison 2 sur Spotify

Si Greta Tunberg fait la une du Times magasine, c’est grâce au souffle d’espoir qu’elle inspire à toute une génération Z, Y, millénials et aussi une floppée de soixante-huitards nostalgiques rêvant d’une société meilleure que celles qu’ils ont laissée. Ces jeunes qui osent parler de leurs craintes et qui sèchent les cours pour donner des leçons à leur aînées sont à la page et n’ont pas peur de critiquer les boomers. « A vingt ans… on est invincibleuh » comme disait Alyzé. En effet, c’est un âge où tout est possible, quelque soit l’époque. Une période incroyable où l’on a le droit de faire des erreurs, où la fougue et l’audace compensent le manque d’expérience et de sagesse. Cette nouvelle génération née un peu avant ou après l’an 2000 a la fougue et la rage des révoltes. C’est à eux, vingtenaires, qu’il incombe de nous faire rêver et de porter les revendications de leurs aînés, à eux de combler nos lacunes nous, vieux dinosaures de fin du XXe.

Mais en fait, l’adolescence n’a-t-elle pas toujours fait l’objet de fantasmes et de nostalgie ? De Gus Van Sant à Larry Clark en passant par Skins, 70’s Show, aujourd’hui Euphoria ou bien le classique American Pie, la littérature et le genre cinématographique foisonnent sur cet âge où l’on se construit…

Et si le podcast prenait lui aussi le pli? Nous balayons ici avec vous les podcasts qui mettent les pieds dans l’adolescence, cette population inventée au XIXe siècle qui caractérise cet âge de transition entre enfance et vie adulte…

Chambre d’ado sur France Inter

Et la chambre du fond à gauche près de la salle de bain, ben… c’est la mienne.

Thierry Marx

Comme dans une « chambre à soi », on cherche souvent le refuge dans cette pièce qui nous est propre : lieu de rêveries et de jeu où l’on peut être soi ou quelqu’un d’autre. Si vous ne connaissez pas encore, vous pourrez visiter « chambre d’ado » en compagnie de Christine Gonzalez et de ses invités. Elle alimente ses interviews d’éléments biographiques, de reportages, musiques et d’événements phares qui ont marqué ses invités : Annie Ernaux, Vikash Doraçao, Bérangère Krieff ou bien Thierry Marx ou bien Sheïla racontent le romantisme de cette époque qui les a forgé. Une émission très bien renseignée et intimiste sur chacun des invités : un croisement entre histoires personnelles et grands récits collectifs qui ont construit et forgé ces artistes, sportifs, cuisiniers. Un va et vient entre passé, présent et futur.

« Teen spirit » le podcast de Cheek Magazine

La journaliste et autrice Titiou Lecoq  au centre de l’épisode 5 de Teen Spirit

Que se soit dans les 90’s ou les débuts 2000s, l’adolescence a le charme d’un baiser torride sous une pluie torrentielle ou d’une vieille culotte sale traînant dans le fond d’un panier… C’est tout de même un moment clef dans l’existence d’un individu, qui le marque TOUTE SA VIE. Capter cet instant est tout l’objectif de « Teen Spirit », le petit nouveau de Cheek magazine, produit par Nova spot. Comme dans une chambre à soi, le format prend la forme d’interview mais de manière plus triviale. Ainsi, on ressort les gros dossiers de femmes célèbres comme Pomme, Alison Wheeler ou bien Izïa et on apprend leur rapport à la féminité et au fait d’être femme : les bribes et objets gardés au coin d’une boîte à souvenir, d’un agendas Didl, les premières pelles et premières fois, les tapisseries dans la chambre d’ado… Elles se livrent sur fond de confidence au micro des journalistes de Cheek : Myriam Levain, Julia Levain et Faustine Kopiejwski. Potins, plaisirs coupables et nostalgie garantie !

Dans le 10e épisode, Taous Merakchi nous livre ses années d’épouvante lié à son harcèlement scolaire… Comme quoi, être célèbre en étant adulte ne vous dispense pas d’une VDM étant jeune…

« Bullied » produit par Dire-son redéfinit la norme et les marges

Bullied saison 1

Etre teenager, c’est aussi apprendre les codes : ce qui se fait et ne se fait pas, la sociabilisation à travers l’intégration des normes tacites du collectif. Dans Bullied, des trentenaires parlent de leurs années collèges, période d’enfer pour nombreux d’entre eux. On interroge dans ce podcast la place des exclus, des rapports de domination mais aussi de la posture des suiveurs dans la mécanique du harcèlement. Une saison 2 se prépare pour focaliser sur le phénomène de cyberharcèlement, principalement vécu par les jeunes femmes puisque 80% des victimes sont du genre féminin…

Dans ces podcast où l’on « rewinde », ce qui est grisant, c’est de revisiter ces moments qui ont construits notre existence. Ils sont comme des clefs explorant le passé où les invités interviewés nous accompagnent vers ces contrées trop souvent oubliées : ils nous rappellent ces moments de nos vies où tendresse et violence se cotoîent au quotidien, où vulnérabilité cohabite avec puissance en l’espace de 30secondes. On passe du rire aux larmes en écoutant les témoignages de ces héro-ïnes ordinaires qui racontent leur vie entre souffrances profondes et joies intenses : les montagnes russes de cette âge fou en somme.

Quand on sait que dans le monde il y a actuellement 1 adolescent sur 6 individus (âgé de 10 à 19 ans) pour l’année 2018, il est grand temps de s’intéresser à cette frange de la population et de lui donner la place qu’elle mérite. Si l’on arrêtait de mépriser la jeunesse, les ados et les pré-ados auraient sûrement plus d’outils pour affronter les mutations numériques, la transition écologique et démographique… Le podcast, même s’il s’intéresse de plus en plus à l’adolescence et au jeune public, se doit maintenant de créer des espaces d’échange pour les ados et doit non seulement s’adresser aux ados mais surtout être adopté par les ados!

A quand un podcast pour les jeunes fait par des jeunes ? Allé hop, les plus de 25 ans, on déguerpit!

Jeune Juliette, grossophobie & harcèlement en teenage land

Sortie le 11 décembre 2019

Anne Emond réalisatrice québecoise s’adresse aux nostalgiques de la période de l’adolescence : inscouciance, premiers émois et gros coups durs ! Ce moment où l’on se cherche, où l’on construit sa confiance en soi et on essaie de s’affirmer, de plaire, d’être aimé.

Nous avons voulu parler de ce film car il est à l’image du podcast « Bullied », un retour en arrière vers cet âge tendre où la vie ne fait pourtant pas tout le temps des cadeaux. Avant la période de noël, allez voir « Jeune Juliette » un film à voir en famille et/ou entre amis, qui décrit de manière tellement juste les relations humaines.

Le personnage de Juliette que son père qualifie d' »enrobée » lorsqu’elle lui demande quand est-ce qu’elle a commencé à devenir grosse, est la protagoniste interprétée par la jeune et fantastique Alexane Jamieson. Cette héroïne est parfaite dans le sens où elle incarne avec brio l’anti-héro : d’abord elle est grosse et ne correspond donc pas aux standards de beauté et s’ennuie de sa vie plus qu’ordinaire… Elle fantasme sur le cliché du mec faussement rebel et rêve de s’installer à NYC aux côtés de sa mère. Ensuite, elle fait des erreurs, beaucoup de boulettes tout comme elle fait parfois preuve de bravoure, pour ce qui est de défendre les plus démunis ou faire ce qui lui semble juste. Son petit monde se résume à son père et son frère qui sont très cool, sa meilleure amie avec qui elle partage une relation cryptolesbienne et un petit garçon autiste asperger qu’elle baby-sitte. Ce beau petit monde qui l’entoure ne correspondant pas aux normes d’un monde où il faut être beau et populaire, elle les chérit et en a honte à la fois : son refuge est sa prison. « Losers » comme elle, elle rêve de s’échapper de son bled et de fuir sa condition de grosse intello pour retrouver un peu d’air à la « big apple ».

Le harcèlement : un phénomène insidieux multiformes

Dans cette comédie pleine d’humour et d’humanité, les personnages ne sont pas manichéens comme dans la plupart des teens movies : populaires / sportifs/ méchants gratuitement versus pauvres / intellos / harcelés. Rien n’est montré de manière gratuite et tout est nuancé, subtile. On y montre des rapports de force dominants/dominés comme dans le processus de harcèlement où le groupe broie l’individu. Mais on y montre aussi que parfois, ces rapports s’inversent. Même si la grossophobie reste un fléau sociétal, on évoque aussi l’homophobie ordinaire dans une société québecoise plutôt progressiste envers les personnes lgbt+. On évoque aussi bien les différentes réactions face aux petites violences au quotidien qu’on peut ignorer ou esquiver grâce à la réparti, comme les humiliations qui marquent à vie et provoquent l’envie de s’isoler, de partir loin…

La force de ce film qui peut parfois faire penser à « Precious » dans l’humour malgré la tragédie, ou encore la série « The end of the fucking world« qui célèbrent les « weirdos » est un hymne à la différence. Ces oeuvres qui décrivent de manière juste des relations complexes et fortes qui reposent en fait, sur des gestes et des actes d’amour : souvent les plus simples et les plus beaux…

Dire-son ne peut que vous recommander chaudement cette comédie qui parle donc de harcèlement, mais aussi de quête d’identité, d’amour de soi et des autres. « Jeune Juliette, comme notre podcast « Bullied« , ne verse ni dans le mélodrame ni ne réduit les personnes harcelées à leur condition de victimes. C’est un feel-good movie qui encourage à l’empowerment et au droit d’exister en dépit des autres. Une belle leçon de vie et d’espoir dans ce monde de bruts… !

En salle actuellement au Club de Grenoble, voici la bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586505&cfilm=276141.html

Podcast : quand la marque Clairefontaine s’engage dans la lutte contre le harcèlement scolaire

Ma vie de courgette de Céline Sciamma
maltraitance enfant, podcast bullied
« Ma vie de courgette » de Céline Sciamma

Tandis que se livre une véritable course aux podcasts pour les géants comme Guerlain, EDF ou Orange pour être LE pionnier dans le domaine du marketing digital, d’autres marques aux budgets moindres s’alignent aussi sur la tendance de l’information « slow ». C’est le cas de la marque leader de fournitures scolaires et bureau Clairefontaine. A quelques jours de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, Régis Kumar nous explique l’enjeu de cette marque à sponsoriser « Bullied », le podcast sur le harcèlement scolaire.

Bonjour Régis. Nous connaissons la marque Clairefontaine pour la qualité de son papier épais et « fancy » depuis 1858. Contrairement aux idées reçues sur l’industrie du papier en général, vous vous démarquez au niveau de l’engagement pour l’écologie mais aussi l’éducation. Pourriez-vous nous en parler ?

En effet, notre ADN principale est liée à la qualité et engagée écologiquement et socialement. Clairefontaine n’utilise par exemple, que des fibres issues de déchets de scieries provenant de forêts gérées durablement. Ce qui garantit la bonne gestion de nos forêts. Les questions relatives à l’écologie sont présentes depuis de nombreuses années, bien avant qu’il ne soit « tendance » de communiquer sur le sujet. Nous avons d’ailleurs remporté un « trophée de l’eau » en 1988 ! Nous sommes certifiés par des labels écologiques reconnus internationalement depuis longtemps et possédons notre propre station de traitement des eaux. 

Concernant l’éducation, c’est une conviction naturelle au sein de la société qui nous pousse à proposer des outils de qualité pour l’apprentissage des plus petits, mais aussi de faire tout notre possible pour aider les plus grandes associations, comme l’UNICEF, mais aussi les plus modestes dans leurs missions d’accompagnement et d’aide aux enfants dans le monde.

Vous ciblez les écoliers, étudiants et aujourd’hui artistes ou créatifs de tous bordsComment vous adaptez-vous au plus près des habitudes de vos usagers depuis plus de 160 ans et comment communiquez-vous ?

Clairefontaine est traditionnellement présent lors de la rentrée des classes, c’est un moment incontournable pour nos prises de paroles à la télé ou en affichage. Nous avons un site qui permet d’être proche de nos clients avec qui nous avons de nombreux retours sur nos articles. Et depuis quelques années, nous communiquons également en continu sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest. Nous avons aussi été présent sur Snapchat lors de son lancement, je ne pense pas que beaucoup de marques de fournitures scolaires y aient été vues… Nous faisons également des opé avec des influenceurs ou youtubeurs populaire auprès des ados via des placements produits et mécénats, ou lors d’événements spéciaux culturels ou sportifs.

Comment vous démarquez-vous de vos concurrents en terme d’innovation ?

Clairefontaine soutient le studio de podcast dire-son

Pour la partie produits nous proposons une gamme très riche et variée : formats, matières, couleurs, accessoires en nous adaptant aux besoins et aux tendances actuelles complémentaires à notre offre traditionnelle. Ainsi, nous élargissons nos produits en beaux-arts (papiers, carnets, feuilles, blocs, pochettes,…) et en loisirs créatifs (origami, papiers de soie, crépon, scrapbooking, décopatch). Nous avons également dans notre univers des marques de jeux éducatifs et éveil créatif. Parallèlement nous continuons nos efforts en terme d’innovation produits pour l’offre classique papeterie pour toujours rester leader sur le marché. Sur la partie communication, nous trouvons justement de nouveaux vecteurs en investissant des événements culturels comme l’Exposition Toutankhamon à Paris.

Les objectifs peuvent varier d’une campagne à l’autre. Le maître mot reste néanmoins la qualité. Nous voulons aussi insister sur le faire que nous connaissons très bien nos utilisateurs et sommes au fait de leurs attentes et préoccupations. Nous essayons donc de renouveler régulièrement nos prises de paroles d’un point de vue créatif et aussi en s’associant à des évènements ou médias forts, sur lesquels nous sommes moins attendus pour surprendre nos cibles. Comme par exemple avec notre partenariat avec Seb La Frite dans un clip de rap qui a fait près de 5 millions de vues, ou avec le podcast BULLIED !!

Bullied podcast dire-son
Le podcast Bullied saison 1

Nous sommes très investis dans les problématiques liées à l’éducation et les jeunes et nous sommes convaincus que les marques ont un rôle à jouer dans ces changements. Que ce soit dans le sport comme la culture, il est important de s’impliquer dans l’environnement des jeunes et donc de s’engager aussi sur les problèmes et difficultés qu’ils peuvent rencontrer : au travail comme à l’école, le harcèlement est un vrai fléau. Les récentes opérations sur les réseaux comme « Balance ton porc » ont permis de mettre le doigt sur ces problèmes. Nous sommes persuadés que des opérations comme celles menées par dire-son, sont et seront bénéfiques pour informer, sensibiliser et lutter contre ces formes de harcèlements qui peuvent véritablement détruire un être humain. C’est donc tout naturellement que nous avons accepté de sponsoriser.

Pourquoi vous êtes-vous positionné de la sorte et comment allez-vous intégrer ce partenariat à votre communication digitale ?

Quelles sont vos attentes par rapport à ce support ?

Qu’il soit viral et qu’il connaisse une bonne audience pour sensibiliser un maximum de personnes autour de ce sujet. Même si les témoignages sont parfois durs, c’est comme regarder un documentaire sur la guerre ou écouter le témoignage d’une victime. C’est parfois émouvant ou poignant, mais nécessaire pour faire bouger les choses. Qu’il nous apporte aussi de la visibilité car c’est aussi une opération de communication, nous ne nous en cachons pas. Mais encore une fois, comme pour l’UNICEF ou l’exposition Toutankhamon, ce qui nous rend encore plus fiers, c’est de participer à ces projets culturels et sociétaux.

Merci Régis.

Vous pouvez retrouver le 7 novembre en intégralité les interviews de Bullied saison 1 sur Spotify, Deezer et toutes les applis mobiles de podcasts tels que Podcast Addict, Tootak…

Podcasts natifs inclusifs ?

Entre représentation et représentativité

podcast inclusif
credit to Ryan Chen in « Design for inclusion »

Ne vous est-il jamais arrivé à force d’écouter des podcasts de remarquer que l’on entendait souvent des témoignages de personnes dénommées Jean-Edouard, Thomas, Charlotte, Adrien, Juliette, Pierre ou encore Justine ? De charmants prénoms qui sonnent très franco-français quand on les voit défiler les uns après les autres certes. Et ne vous est-il pas arrivé de vous demander pourquoi on entendait peu les voix de personnes aux noms de Mohammed (un des 20 prénoms les plus populaires en France) ou encore, Hong, Mamadou ou Anissa ? Pour notre part, on a souvent eu le sentiment qu’on omettait une partie de la population française dans les reportages, témoignages ou autres en termes de handicap bien sûr mais aussi en termes d’origines ethniques…

Un manque de représentativité au sein des médias

En effet, nous avons affaire à un problème de représentativité au niveau ethnique. C’est-à-dire que l’échantillon constitué pour rendre compte d’un ou plusieurs phénomènes sociaux dans les médias ne correspond pas à la population française entière. Puisque 10% de la population française est immigrée et 11 autres pourcents sont des français.e.s issus de parents immigré.e.s en 2018 selon l’INSEE. Autrement dit cela veut dire qu’une personne sur quatre est d’origine immigrée en France. De ce fait, il serait logique d’interviewer au moins une fois sur quatre des personnes s’appelant Fatima, Kilian, Leïla, Kim, Eduardo, Babacar ou Awa.

Or, dans le JT, la presse, la culture et les arts en général, on voit peu ou presque jamais de personnes portant de tels prénoms. Que se soit dans des témoignages courants ou dans des modèles de succès, ces personnes là n’apparaissent pas. Et si nous parlons précisément ici de « race », nous pouvons aussi parler du manque de représentativité des classes sociales pauvres qui sont souvent mis à l’écart, stigmatisés ou instrumentalisés…

population immigrée en France en 2018 selon INSEE
graphique
Podcasts inclusif

Journalistes : sortons de notre bulle

C’est pour cette raison qu’il est important que chaque média se remette en question sur ses pratiques et ses manières d’enquêter et d’informer. Si le podcast natif est relativement récent en France, la plupart des podcasteurs et podcasteuses français interviewent souvent des personnes du même milieu qu’eux ou elles. Dire-son a aussi été confronté à ce même écueil dans les individus qu’elle a interviewé pour le podcast « Bullied » : on s’est rendu compte que dans notre entourage et dans notre échantillon il n’y avait en majorité que des personnes caucasiennes et que par défaut, le podcast ne rendait pas compte du harcèlement scolaire dans tous les milieux socioculturels. Nous essaierons de remédier à ce problème dans la saison 2. En effet, malgré toute la bonne volonté du monde, on entend pour la plupart du temps la voix de personnes blanches, bien éduquées, trentenaires et parisiennes de catégorie socioprofessionnelle élevée. Ce qui, en soi, correspond aussi au profil des auditeurs de podcasts en 2018 en France. Mais cela veut-il dire qu’il ne faut s’adresser qu’à cette population ?

N’y-a-t-il pas de complaisance dans le milieu médiatique à rester dans sa bulle et de ne donner à entendre que la parole des plus privilégiés et des mieux instruits d’entre nous? Nous, studios de podcasts, journalistes, podcasteuses et podcasteurs indépendants devons sortir de cet entre soi des milieux universitaires, bourgeois et des réseaux sociaux communautaristes. Ils nous confinent et nous poussent à croire que tout le monde est comme nous, alors que nous ne sommes qu’une frange de la société : soit 35 047 cartes de presse en 2017 délivrées en France. Il est du devoir et de la responsabilité des journalistes de ne pas se laisser aller à la facilité et à la routine en invitant à leur micros des personnes différents d’eux-mêmes. Nous devons faire exploser cette même bulle qui a surpris la sphère médiatique lorsque Trump a été élu président ou que le Brexit a été voté… Car si l’enjeu des médias est d’informer la population sur le monde, il nous appartient d’en rapporter les contours de manière objective et inclusive en sélectionnant tous les sujets et toutes les personnes qui incarnent les sociétés.

population de journaliste en France en 2017 graphique
podcast inclusif

Le podcast inclusif pour plus de représentations

Par soucis de représentativité mais aussi de représentations, il est important d’offrir de la diversité. Afin que les femmes, les personnes racisées, handicapées, LGBTQIA+ puissent voir des modèles positifs ou juste des personnes auxquels s’identifier. Pour qque les Fatou, Somaly, Karim et Inès puissent être visibles eux aussi aux yeux de la société et apparaître dans les médias au même titre que les autres. Tout comme en politique on trouve bizarre d’être représenté par de vieux énarques aux têtes blanches, il en est de même dans les médias ! Il est étrange d’être représenté à la tv et sur le net généralement par des gens riches/beaux/cultivés/blancs…

Non seulement on crée par ce type de représentations des normes et des standards de succès qui ne correspondent pas à tous et qui créent des complexes d’infériorité chez les minorités. Mais on donne aussi une image biaisée de la société ou du moins non exhaustive ou partielle. Il est très fréquent par exemple de voir re-produire des stéréotypes sur certaines communautés ethniques dans les médias, les rares fois où elles apparaissent. En les associant notamment à des étrangers ou à des clichés. Ou pire encore, en les assimilant à tort à des sujets tels que la délinquance, les cités, le chômage, la crise des migrants, nous risquons de banaliser des discours encourageant le racisme ordinaire.

Si nous ne sommes pas assez inclusifs, nous risquons d’invisibiliser les minorités ethniques comme nous l’avons fait tout le long de l’histoire avec les minorités sexuelles et les femmes, qui composent 50% de la population. Donnons à entendre d’autres textures de voix, origines et trajectoires de vie en tant que présentateurs mais aussi en tant que personnes interviewées.

Des podcasts qui changent le regard

Matika Wilbur et Adrienne Keene dans All my relations podcast
Matika Wilbur et Adrienne Keene dans « All My Relations »

C’est pourquoi nous terminons cet article en vous conseillant des podcasts que nous avons adoré chez dire-son pour les perspectives d’empowerment des femmes bien sûr. Mais aussi pour les réflexions autour de l’ethnocentrisme, de l’empowerment des cultures dites « minoritaires » et des questions centrales autour des notions de races.

« Kiffe ta race » avec Grace Ly et Rokhaya Diallo, respectivement d’origine sinocambodgienne et sénégalaise, discutent de questions raciales à travers le racisme ordinaire et institutionnel aux côté d’un.e invité.e expert.e à chaque épisode et s’adressent aux personnes racisées comme aux alliés. Un podcast Binge Audio.

All my relations podcast

« All my relations » est un podcast américain anglophone présenté par deux femmes queer d’origines amérindiennes Matika Wilbur et Adrienne Keene qui traitent de sujets tels que le colonialisme, la transmission sous l’angle de leurs origines et du point de vue des first nations en Amérique. C’est un podcast à la fois politique, scientifique et spirituel car il rend compte de l’héritage des minorités indigènes qui résiste dans une société basée sur l’impérialisme américain. Il contribue à valoriser ces cultures en se réappropriant les traditions ancestrales et en luttant contre la réappropriation culturelle.

« The womanist » est animé par plusieurs femmes afrodescendantes vivant à New York. Mais il est destiné à des francophones afrodescendantes ou africaines principalement. C’est un projet qui a pour mission de créer un espace de discussions et d’échange d’expériences liées aux questions de représentations des femmes noires afin de pouvoir libérer la parole.

Mais on ne vous en dit pas plus, car nous consacrerons notre prochain article à ce dernier. En attendant, dire-son prépare tranquillement la rentrée avec sa nouvelle émission sur l’identité plurielle et l’immigration sur Radio Campus Grenoble intitulé Rhizome : des regards croisés sur des thématiques tels que l’acculturation, la liberté d’expression, l’exil vs expatriation, la transmission via l’alimentaire… Nous serons diffusé sur le 90.8 tous les derniers samedi du mois de 11h30 à midi.

D’ici là, écoutez des podcasts !

Un podcast sur le harcèlement scolaire : Bullied

Depuis le lundi 19 août, un épisode de « Bullied » sort tous les lundis pendant dix semaines. Il met en avant la parole de trentenaires qui ont connu l’exclusion de leur pairs ou de leurs profs en primaire, collège et lycée. Il s’adresse aux plus jeunes et à leurs parents, aux harcelés et harceleurs repentis, aux suiveurs. Il a pour but de faire bouger les marges et la norme.

podcast bullied témoignage

En écoute sur les applis mobiles de podcasts, Ausha et Spotify.

Septembre : une émissions spéciale rentrée en direct de Radio Campus Grenoble

A l’occasion des semaines d’inté bien arrosées pour s’intégrer dans sa nouvelle promo, Radio Campus Grenoble et Dire-son préparent à l’université une émission pour sensibiliser les étudiants et futurs élèves au harcèlement scolaire. Ce phénomène se manifeste dans l’enceinte des établissements scolaires et se prolonge aussi en dehors des cours sur internet et les réseaux sociaux. En effet, le harcèlement est protéiforme et peut se manifester à travers le cyberharcèlement, le harcèlement au travail, et les violences liées à toute forme de discrimination : grossophobie, racisme, homophobie…

Nous abordons lors de cette table ronde des moyens mis en place à différentes échelles pour lutter contre le harcèlement : du dispositif des élèves sentinelles pour que les spectateurs passifs de harcèlement ou suiveurs s’opposent aux violences, au bizutage camouflé, jusqu’au suicide des jeunes – seconde cause de décès après les accidents de la route – nous explorons les conséquences et les effets du harcèlement sur la société. Il s’agira lors de ce direct de mettre en avant la parole et les initiatives comme une partie des solutions pour briser le silence et rompre l’isolement des victimes pour que la honte change enfin de camps.

table ronde émission spéciale à Eve rentrée 2019 RCG
Table ronde à Eve – Espace vie étudiant sur le campus universitaire de Grenoble

A nos côtés :

– Valérie GILLIA et Agathe ALIBERT, membres du réseau Fontainois de lutte
et d’action contre le harcèlement (FLACH)

– Timothé Nadim, anciennement harcelé au collège, créateur d’une
plateforme de réseau social contre le cyberharcèlement scolaire et
ambassadeur de RespectZone Rhône-Alpes Auvergne, ONG et label qui lutte contre les
cyberviolences dans le monde numérique

– Monique Gorget, mère d’Adrien, étudiant qui s’est donné la mort suite au
harcèlement qu’il a connu dans une grande école supérieure. Elle est
fondatrice de l’association Adrien, une justice pour les étudiants

Disponible en streaming ici : https://campusgrenoble.org/podcast/aperophonie-malikaharcelementscolaire2-2-2-2/